Soirée d'ouverture

Les modes de consultation publique et de participation citoyenne n’ont pas cessé de se développer au cours des dernières décennies. Les méthodes traditionnelles côtoient de nouvelles approches, de toute nature, qui le plus souvent viennent inscrire la participation citoyenne plus en amont, au moment de l’élaboration des projets ou des politiques publiques. Dans cet univers, où la participation des citoyens aux décisions s’avère être un enjeu à géométrie variable, l’omniprésence du numérique vient bousculer les zones de confort des institutions publiques.

Les nouvelles technologies créent un environnement propice à l'expression des opinions, à la création ou à la cocréation de solutions, à l'échange et au partage de savoirs. Les objectifs et les règles, qui encadrent les nouvelles communautés numériques, diffèrent sensiblement de ceux qui s'appliquent aux méthodes plus traditionnelles. Si l’on peut entrevoir le potentiel du numérique pour favoriser l’information d’un plus large public, il est toutefois plus difficile de concevoir un bon débat public au moyen du numérique.

  • L’utilisation du numérique vient-elle perturber l’évolution de la participation citoyenne à la prise de décision publique ? Pour le meilleur ou pour le pire ?
  • Puisque le débat est d’abord une affaire de dialogue et d’argumentation réfléchie, peut-on envisager un dialogue dans un environnement où “l’instantané” occupe beaucoup de place ? L’utilisation du numérique risque-t-il de miner la qualité du débat public, de le rendre superficiel ? Ou au contraire, peut-il l’enrichir et l’éclairer ?

La consultation publique donne lieu à un jeu d’influences, où sont impliqués différents niveaux d’intérêts. Pour leur part, les experts sont appelés à éclairer et à proposer des scénarios qui utilisent des outils reconnus dans leur profession. Or, la révolution numérique vient bousculer les rôles traditionnellement connus en démocratie participative. En utilisant les outils numériques, toute une cohorte de nouveaux intervenants peuvent alors proposer gratuitement leurs contributions, cocréer des projets, et ainsi intervenir dans le processus de conception.

  • Jusqu’à quel point les nouveaux outils numériques, disponibles au public, viennent-ils déstabiliser l’actuelle répartition des compétences entre les experts et les citoyens?
  • Quelle peut être la valeur ajoutée de la participation citoyenne numérique à la génération d’une intelligence collective ?
  • Comment créer des occasions d’apprentissage, d’éducation et d’information ?
  • Quels sont les risques ?

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