Living Lab (recherche en innovation ouverte)

Un Living Lab, l’abréviation pour « Living Laboratory » en anglais, se traduit littéralement par « laboratoire vivant ». Un Living Lab est une méthodologie de recherche en innovation menée par une réunion d’acteurs publics, privés et citoyens qui travaillent en concertation continue, plutôt qu'en vase clos, pour concevoir, améliorer et valider dans le vécu, des produits, des services, des technologies, des outils, etc.

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Un Living Lab, l’abréviation pour « Living Laboratory » en anglais, se traduit littéralement par « laboratoire vivant ». Un Living Lab est une méthodologie de recherche en innovation menée par une réunion d’acteurs publics, privés et citoyens qui travaillent en concertation continue, plutôt qu'en vase clos, pour concevoir, améliorer et valider dans le vécu, des produits, des services, des technologies, des outils, etc.

Origine et évolution
Le concept de Living Lab est né à la fin des années 1990 au Media Lab du MIT (Massachussets Institute of Technology). Il proposait une nouvelle méthodologie de recherche pour répondre aux enjeux d’innovation associés à l’utilisation, souvent peu conviviale, des technlogies de l’information et de la communication par les consommateurs. Cette méthodologie se différenciait des méthodes courantes, car elle ne considérait pas l’usager de produits et de services technologiques comme un simple objet d’investigation passif, mais plutôt comme un participant actif, qui détient un véritable savoir d’usage.

Le concept est ensuite exporté en Europe où l’organisme ENoLL (European Network of Living Labs) est créé en 2006. L’ENoLL est mis en place afin de structurer l’émergence des Living Labs par l’homologation des projets et la documentation des bonnes pratiques.

Depuis 2011, les Living Labs explorent, entre autres, le thème de la ville intelligente sous différents angles, dont notamment ceux de la santé, de l’éducation, de la logistique et du transport, de l’aéronautique, de l’environnement, du tourisme, de l’agriculture, du génie et de l’administration publique.

On répertorie aujourd’hui plus de 340 Living Labs homologués, répartis dans une quarantaine de pays sur les cinq continents. Il existe une grande diversité d’expériences au sein des Living Labs qui varient selon les objectifs qu’ils souhaitent atteindre, les outils qu’ils utilisent ainsi que la structure stratégique et opérationnelle qu’ils mettent en place.

Caractéristiques
Un Living Lab est :

  • une méthodologie de recherche en innovation ouverte, c’est-à-dire basée sur le partage de connaissances et de compétences entre les différentes parties prenantes et sur un apprentissage en continu. Elle tire profit de collaborations non-traditionnelles associant les milieux public (gouvernements, institutions, universités et centres de recherche), privé (entreprises de tout type et toute taille, concurrentes ou non) et citoyen (usagers, consommateurs, clients, patients, organismes communautaires), ce qui facilite le financement et la mise en œuvre du produit, du service ou du projet.
  • une méthodologie de recherche qui place l’usager au même niveau que les autres parties prenantes (chercheurs, entrepreneurs, développeurs, élus, etc.), ce qui permet de développer des produits et des services en concordance avec ses besoins et ses attentes.
  • une méthodologie qui s’inscrit dans la durée et dans des environnements et des contextes de vie réelle, qu’ils soient physiques ou numériques, ce qui permet une appropriation plus efficace des innovations par l’usager.
  • une méthodologie de recherche qui est menée selon les cinq grandes phases spécifiques au processus d’innovation : la planification, la conception, le prototypage, le développement final et le déploiement ou la commercialisation de l’innovation.
  • une méthodologie de recherche dont chacune des cinq grandes phases repose sur quatre types d’activités : la cocréation, l’exploration, l’expérimentation et l’évaluation. 

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