Lexique

A
  • Abonné

    Terme anglophone: « Follower »

    Un abonné est un utilisateur d'un réseau social qui suit le compte d'un autre utilisateur (personne physique ou morale) dont il souhaite lire, en temps réel ou pas, les messages.1

  • Adepte

    Terme anglophone: « Fan »

    Un adepte est une personne qui adhère, dans un réseau social, à la page d'adeptes d'une personne physique ou morale dans le but de voir et de recevoir des renseignements ou de la publicité la concernant.1

  • Apprentissage en ligne

    Terme anglophone: « E-learning »

    L’apprentissage en ligne consiste en un mode d’apprentissage fondé sur l’utilisation des technologies de l’information et de la communication. Il permet l'accès à des formations en ligne, interactives, afin de développer des compétences.1 En d’autres mots, il désigne le recours aux technologies Internet pour former.2

    L’apprentissage en ligne a l’avantage de permettre à ses utilisateurs de progresser à leur propre rythme et d'éviter les contraintes de déplacement, d'horaire et de disponibilité.3

    Lynda.com, coursera.org et les MOOC (« Massive Open Online Courses ») sont des exemples de site Web de formations et de cours offerts en ligne.

C
  • Cartographie collaborative

    La cartographie collaborative est une technique participative de création de cartes. Elle désigne une façon de collecter et de partager de l’information géographique. 

    Caractéristiques
    La cartographie collaborative repose sur l’idée qu’une pluralité de personnes qui travaillent ensemble à amasser et à organiser de l’information sur une carte est en mesure de produire une connaissance de qualité (intelligence collective). À titre d’exemple, cette information peut être la localisation des frênes ou d’arbres fruitiers sur le domaine public, ou encore la localisation des espaces de stationnement pour vélos dans un quartier donné.

    Bien qu’il soit possible de réaliser une carte collaborative à plusieurs à l’aide d’un stylo et du papier, l’utilisation du Web 2.0 a l’avantage de faciliter le géoréférencement, le partage d’information et la collaboration de masse.

    Les outils de cartographie collaborative sont multiples. Ils peuvent être à caractère commercial comme Google Map Maker, Google My Maps ou WikiMapia ou encore à caractère non-commercial (libre et ouvert) comme Ushahidi ou OpenStreetMap.

  • Cinquième écran

    Termes associés: 5e écran

    Le cinquième écran est un concept développé par Bruno Marzloff qui traite de la présence des médias et des technologies dans la ville. Après l’avènement historique des écrans de cinéma, de télévision, d’ordinateur et des téléphones cellulaires, le 5e écran est le système technologique qui permet l’interaction de tous ces écrans dans l’espace public urbain, avec l’utilisation du cellulaire comme pivot et du réseau Internet comme lien.1

    « La ville devient numérique. Les façades et les mobiliers urbains deviennent des écrans. Le trafic routier, les communautés de quartier, les transactions marchandes ou relationnelles, les pollutions, les Vélib’ disponibles, chaque événement est une information qui circule instantanément à travers les réseaux de la ville.

    Cet échange instantané de données entre la ville 2.0 et ses usagers forment une sorte de réseau peer-to-peer. Cela permet de nouvelles formes de régulations de la ville : surveillance des pollutions, nouvelles pratiques sociales et économiques, cogestion de la mobilité, etc. Alors, quelque chose de nouveau apparaît, quelque chose qui va bouleverser notre rapport au territoire. Un nouveau média est né et va modifier radicalement notre vie urbaine et la façon de gouverner la ville : c’est le 5e écran. »2

  • Cocréation

    La cocréation désigne le fait de travailler à plusieurs et en commun à la création d’un produit, d’un service ou d’un projet, du début à la fin d’un processus. Elle suppose la participation active, dans un esprit de collaboration et d’ouverture, de chacune des parties prenantes (dont les usagers) à l’ensemble des étapes; idéation, conception, production, mise en œuvre et utilisation.1

    Une démarche de cocréation permet de créer de la valeur pour les usagers en améliorant l’expérience qu’ils ont d’un produit, d’un service ou d’un projet. Elle permet également de faire de même pour une organisation publique ou privée en lui offrant la possibilité de mieux comprendre l’expérience, les attentes et les besoins des usagers et d’adapter son produit, son service ou son projet en conséquence. Une des conditions de succès de cette approche est que l’organisation publique ou privée s’ouvre aux clients en toute transparence et ce, en même temps que les usagers s’engagent.2 La cocréation favorise l’innovation.

    D’autres termes sont utilisés pour décrire des démarches semblables de travail collaboratif, dont, entre autres, le codesign, la coconception et la coproduction.

  • Cyberdémocratie

    Terme anglophone: « E-democracy »

    Termes associés: Démocratie en ligne , Démocratie électronique

    La cyberdémocratie réfère à l’usage des technologies de l’information et de la communication mises au service du processus politique et de l’amélioration des relations entre les gouvernements et la population. Elle a pour but de faciliter, d’élargir et d’approfondir la participation des citoyens à la vie publique et aux processus démocratiques de prise de décisions.1

    Les services de cyberdémocratie comprennent, entre autres, la diffusion de lois et de règlements, le vote et le sondage en ligne de même que la mise en place de forums de discussion et de débat.2

D
  • Données ouvertes

    Terme anglophone: « Open data »

    Les données ouvertes (« open data » en anglais) désignent des données numériques libres de droit provenant d’un gouvernement, d’une institution publique ou d’une entreprise privée. Elles sont accessibles à tous et peuvent donc être librement utilisées, réutilisées et redistribuées.

    Caractéristiques
    Les données concernant les registres des entreprises, la fréquentation et les tarifs des musées et des bibliothèques, la recherche sur le cancer, l’accessibilité aux personnes à mobilité réduite, les bornes de recharge pour les véhicules électriques, la qualité de l’air et le nombre d’arbres fruitiers par habitant ne sont que quelques exemples de données ouvertes.

    Les données ouvertes dites de qualité possèdent les caractéristiques suivantes :

    • elles sont disponibles sur le Web sans restriction de licence (licence ouverte);
    • elles sont publiées dans un format structuré (dans un tableau, par exemple);
    • elles sont représentées dans un format ouvert;
    • elles sont identifiées par des URI (identificateur de ressource uniforme);
    • elles sont liées à d’autres données.

    Pour être considérées comme des données ouvertes de qualité, elles doivent être représentées ou stockées dans un format ouvert, ainsi qu’être créées et traitées par des logiciels libres.

    Mouvement des données ouvertes
    En plus d’être une pratique de publication de données, l'ouverture des données est aussi un mouvement sociopolitique essentiellement porté par les administrations publiques (gouvernement ouvert), de même qu’une philosophie d'accès et de réutilisation de l'information et de la connaissance. L’ouverture des données s’inscrit dans une tendance qui considère les données publiques ou privées comme des biens communs, dont la diffusion est d’intérêt public, car elle favorise la transparence et l’innovation et encourage la participation citoyenne.

  • Données volumineuses

    Terme anglophone: « Big Data »

    Termes associés: Données de masse, Données massives, Mégadonnées

    Les données volumineuses sont l’ensemble des données produites en temps réel et en continu par l’entremise des technologies de l’information et de la communication.1

    Elles peuvent, par exemple, provenir des médias sociaux, de signaux des systèmes de localisation GPS des téléphones intelligents, de relevés de transaction d'achats en ligne ou de documents gouvernementaux, et peuvent prendre la forme de photos, de vidéos, de textes ou de chiffres.2

    Compte tenu de leur croissance exponentielle, ces données deviennent difficiles à gérer avec des outils classiques de gestion de bases de données ou de gestion de l’information. Dans cette perspective, les outils de stockage, de recherche, de partage, d’analyse et de visualisation sont à redéfinir.3

E
  • Externalisation ouverte (« crowdsourcing »)

    Terme anglophone: « Crowdsourcing »

    L’externalisation ouverte, « crowdsourcing en anglais », se traduit littéralement par « approvisionnement par la foule ». Elle désigne une pratique qui consiste, pour un individu ou une organisation, à lancer un appel public, sur une base volontaire, pour amasser de l’information, créer des connaissances, développer une idée, administrer un service, améliorer un produit, trouver une solution, réaliser un projet, etc.

    Crowd + Sourcing
    Le terme « crowdsourcing » a été formé à partir des mots « crowd » (foule) et « outsourcing » (externalisation, qui veut dire le transfert vers un ou des partenaire(s) d’une fonction qu’une organisation décide de ne plus assurer elle-même pour améliorer son efficacité, innover ou encore économiser).

    Tirer profit de l’intelligence collective
    L’externalisation ouverte est associée à l’idée de mise en commun de la créativité, de l’intelligence et des savoir-faire de la collectivité qui constitue une mine intarissable de connaissances, de compétences et d’expériences. Elle peut servir à atteindre des objectifs de toute nature : culturelle, sociale, citoyenne, environnementale, scientifique, économique, commerciale, etc.

    Par exemple, le site Web Fix my Streets, mis sur pied par l’organisme mySociety, permet aux citoyens, à l’aide d’une carte interactive éditable, d’informer immédiatement leurs autorités locales des problèmes devant être adressés dans leur quartier (lampadaires brisés, nids de poule, mauvais éclairage, graffitis, amoncellement de déchets, etc.) et suivre l’évolution du traitement de leur demande.

    L’initiative d’externalisation ouverte la plus connue est certainement Wikipédia, où des millions d’utilisateurs contribuent à l’enrichissement de l’encyclopédie en rédigeant des articles, en discutant et en se corrigeant mutuellement.

    Fonctionnement
    Selon les attentes et les besoins de l’initiateur d’une démarche d’externalisation ouverte, la tâche à réaliser peut s’adresser à un public spécifique (citoyens, groupes sociocommunautaires, jeunes, élus, etc.)  ou être ouverte à tous. Elle peut aussi bien s’effectuer de façon collaborative, en se basant sur l’interaction continue des participants, que de façon individuelle (simultanément, en parallèle).

    Évolution et impacts d’Internet
    Bien que l’externalisation ouverte n’était pas à l’origine un phénomène numérique, le terme s’est rapidement propagé pour désigner la tendance à utiliser la collaboration de masse permise par le Web 2.0.

    Ces dernières années, plusieurs termes et pratiques inspirés du « crowdsourcing » ont fait leur apparition : « crowdvoting », « crowdfixing », « crowdcasting », « crowdsearching »,  « crowdcomputing », etc.

F
  • Fab Lab (atelier de fabrication numérique)

    Un Fab Lab, l’abréviation de « Fabrication laboratory » en anglais, est un atelier de fabrication numérique. C’est un lieu ouvert au public mettant à la disposition de ses utilisateurs des ressources techniques, technologiques et humaines (machines, outils, logiciels, procédés, savoir-faire, mentors) nécessaires à la création et à la fabrication d’objets et de projets de toutes sortes qui répondent à un besoin personnel ou collectif.

    Origine et évolution
    Le concept de Fab Lab est né d’une initiative du Center for Bits & Atoms du MIT (Massachussets Institute of Technology) afin de démocratiser les processus de conception, de prototypage et de fabrication d’objets. L’un des objectifs de cette expérimentation était de donner un accès public à des outils et des machines (numériques ou non) pour observer l’utilisation qui en serait faite au quotidien sans contraintes académiques.

    Constatant le succès de cette idée, un programme, une fondation ainsi qu’une Charte des Fab Labs ont été mis en place, ce qui a permis l’émergence d’un réseau d’envergure internationale. Le concept s’est également adapté aux diverses spécificités et contraintes locales. Par exemple, les utilisateurs de Fab Labs aux moyens plus modestes ont la possibilité de fabriquer eux-mêmes la plupart des machines qu’ils utilisent ou encore d’employer pour la réalisation de leurs projets des ressources et des matériaux disponibles localement. D’autres peuvent également soutenir des entreprises en leur fournissant des services-conseils ou encore en leur offrant la possibilité de réaliser des prototypes. Le concept de Fab Lab a même été adopté par des écoles pour en faire des plateformes éducatives axées sur le projet et l’expérience pratique et directe.

    Objectifs
    Un Fab Lab est un lieu de recherche, de création, de conception, d’exploration, d’expérimentation et de réalisation. Il invite aussi à la découverte, au jeu et à la coopération. Il vise à faciliter l’accès aux outils et aux technologies en vue de stimuler l’expression, l’innovation et l’inventivité personnelles, de même que l’apprentissage par la pratique et par le mentorat.

    Caractéristiques
    Pour porter l’appellation officielle Fab Lab, un atelier de fabrication numérique doit respecter les exigences suivantes :

    • être ouvert au public gratuitement ou en échange de services bénévoles (formation, animation, entretien, etc.).
    • déclarer adhérer et souscrire à la Charte des Fab Labs (http://fab.cba.mit.edu/about/charter/).
    • participer activement au réseau international des Fab Labs, et non pas agir en vase clos, en échangeant et partageant des connaissances, l’état d’avancement des recherches, des designs, des plans, des codes, des logiciels, etc.
    • partager avec le reste du réseau un ensemble d’outils, de matériaux et de processus communs pour faciliter les échanges, l’entraide et la collaboration. 
  • Financement participatif (« crowdfunding »)

    Terme anglophone: « Crowdfunding »

    Le financement participatif, « crowdfunding » en anglais, se traduit littéralement par « financement par la foule ». Il désigne le mode de financement par lequel un porteur de projet sollicite l’appui d’un grand nombre de petits contributeurs financiers, afin de soutenir le développement ou de permettre la mise en œuvre d’un projet. Il découle de l’approche de l’externalisation ouverte, où l’engagement et la collaboration de la collectivité s’applique à la sphère financière.

    Objectifs
    On distingue à présent différents types de financement participatif : le prêt entre particuliers, la collecte de dons, la prévente et la mise à l’essai de produits ou de services, ainsi que l’investissement en capital, grâce auquel les financeurs deviennent actionnaires.

    Le financement participatif peut aussi bien être utilisé pour financer une campagne politique, une activité humanitaire orchestrée par un organisme à but non lucratif que pour le démarrage d’une entreprise. Le contributeur choisit, en fonction de ses valeurs et de ses envies, ce qu’il finance et le fait à la hauteur de ses moyens. Selon les démarches, les objectifs de financement n’ont pas nécessairement à être atteints pour que l’argent des contributeurs soit versé aux porteurs de projet.

    Évolution et impacts d’Internet
    L’essor d’Internet (Web 2.0) et des réseaux sociaux a contribué à accélérer la diffusion du phénomène en facilitant la mise en relation des porteurs de projets et des contributeurs, notamment par l’intermédiaire de plateformes web dédiées comme Indiegogo ou Kickstarter, par exemple.

  • Format ouvert

    Terme anglophone: « Open format »

    Termes associés: Format libre

    Un format ouvert (« open format » en anglais) est un format de données dont les spécifications techniques sont publiques, sans restriction légale d’accès ou d’utilisation fixée par son auteur.

    Format de données
    Un format de données est ce qui permet à un logiciel d’interpréter les données d’un fichier. C’est une convention utilisée pour représenter et stocker des données. Lorsque les données sont stockées dans un fichier, on parle de format de fichier. Une telle convention permet d’échanger des données entre différents logiciels, directement ou par l'intermédiaire d'un fichier.

    Il existe des formats de fichiers pour chaque type d’information : un texte, une image, un son, etc. Les formats des fichiers sont habituellement indiqués par leur extension, un suffixe, souvent composé de trois lettres précédées d’un point, attaché au nom de fichier (.doc, .pdf, .jpg, .png, etc.).

    Caractéristiques
    Un format ouvert est créé dans un but d’interopérabilité, c’est-à-dire qu’il offre la possibilité d’échanger des fichiers avec d'autres utilisateurs équipés de matériels ou de logiciels différents sans restriction d’accès, ni de mise en œuvre. Un document enregistré dans un format ouvert est donc indépendant du logiciel utilisé pour le créer, le modifier, le lire ou encore l’imprimer.

    Les formats de fichiers TIFF et HTML sont des exemples de formats ouverts.

  • Fracture numérique

    La fracture numérique désigne les inégalités face aux possibilités d’utiliser les technologies de l’information et de la communication et de contribuer à l’information, à la connaissance et aux réseaux qu’elles diffusent.1 Ces inégalités se déclinent essentiellement de trois façons : l’accès à Internet, l’accès au matériel, tels un ordinateur et des logiciels, et l’accès à la compréhension et à l’usage des technologies.

    Elle peut être causée par des facteurs d’ordre géographique, socio-économique et générationnel (insuffisance des infrastructures, coût élevé de l’accès et du matériel, manque de formation, etc.). Toutefois, la fracture numérique renvoie plus souvent à l’écart existant entre les plus jeunes générations, qui ont grandi avec les technologies, et les plus âgées, qui ont dû s’y adapter.2

    La réduction de la fracture numérique passe, entre autres, par la littératie numérique.

G
  • Gouvernement ouvert

    Terme anglophone: « Open government »

    Termes associés: Démocratie ouverte

    L’expression gouvernement ouvert fait référence à une forme de gouvernance qui vise à améliorer l’efficacité et la responsabilisation des administrations publiques, et à impliquer chaque partie prenante concernée dans les décisions et la mise en œuvre des politiques publiques.1

    Ainsi, un gouvernement ouvert encourage les principes de transparence, de participation citoyenne et de collaboration (interne et externe)2 et reconnaît la responsabilité des élus, de même que le rôle des technologies pour stimuler l’innovation.3

    Un gouvernement ouvert renvoie au droit des citoyens d'accéder aux procédures et aux documents gouvernementaux afin de leur donner les moyens nécessaires pour contrôler, superviser et prendre part aux décisions.

    Cette forme de gouvernance est inspirée de la philosophie du logiciel libre.4 L’ouverture des données constitue un moyen privilégié de l’application des principes d’un gouvernement ouvert.5

I
  • Intelligence collective

    L’intelligence collective est la somme des connaissances, des compétences et des capacités intellectuelles d’individus, composant une communauté (physique ou virtuelle), qui résulte d’un effort de collaboration.1 Le fait de travailler à plusieurs favorise l’émergence de facultés de création, d’évaluation, de résolution de problèmes et d’apprentissage qui sont supérieures à celles d’individus isolés.2

    Avec l’avènement des technologies de l’information et de la communication, et particulièrement d’Internet, l’intelligence collective a été facilitée, car elles ont permis de mettre en réseaux de plus en plus de gens et d’augmenter le nombre d’occasions de collaborer.  

    Elle est notamment sollicitée dans le cadre d’initiatives d’externalisation ouverte.

L
  • Littératie numérique

    La littératie numérique correspond à la capacité de comprendre et d’utiliser aisément les technologies de l’information et de la communication, de jeter un regard critique sur les applications et les contenus numériques, de même que de créer de l’information et de la connaissance à l’aide des technologies.1

    La littératie numérique aide à répondre à un problème de fracture numérique.

  • Living Lab (recherche en innovation ouverte)

    Un Living Lab, l’abréviation pour « Living Laboratory » en anglais, se traduit littéralement par « laboratoire vivant ». Un Living Lab est une méthodologie de recherche en innovation menée par une réunion d’acteurs publics, privés et citoyens qui travaillent en concertation continue, plutôt qu'en vase clos, pour concevoir, améliorer et valider dans le vécu, des produits, des services, des technologies, des outils, etc.

    Origine et évolution
    Le concept de Living Lab est né à la fin des années 1990 au Media Lab du MIT (Massachussets Institute of Technology). Il proposait une nouvelle méthodologie de recherche pour répondre aux enjeux d’innovation associés à l’utilisation, souvent peu conviviale, des technlogies de l’information et de la communication par les consommateurs. Cette méthodologie se différenciait des méthodes courantes, car elle ne considérait pas l’usager de produits et de services technologiques comme un simple objet d’investigation passif, mais plutôt comme un participant actif, qui détient un véritable savoir d’usage.

    Le concept est ensuite exporté en Europe où l’organisme ENoLL (European Network of Living Labs) est créé en 2006. L’ENoLL est mis en place afin de structurer l’émergence des Living Labs par l’homologation des projets et la documentation des bonnes pratiques.

    Depuis 2011, les Living Labs explorent, entre autres, le thème de la ville intelligente sous différents angles, dont notamment ceux de la santé, de l’éducation, de la logistique et du transport, de l’aéronautique, de l’environnement, du tourisme, de l’agriculture, du génie et de l’administration publique.

    On répertorie aujourd’hui plus de 340 Living Labs homologués, répartis dans une quarantaine de pays sur les cinq continents. Il existe une grande diversité d’expériences au sein des Living Labs qui varient selon les objectifs qu’ils souhaitent atteindre, les outils qu’ils utilisent ainsi que la structure stratégique et opérationnelle qu’ils mettent en place.

    Caractéristiques
    Un Living Lab est :

    • une méthodologie de recherche en innovation ouverte, c’est-à-dire basée sur le partage de connaissances et de compétences entre les différentes parties prenantes et sur un apprentissage en continu. Elle tire profit de collaborations non-traditionnelles associant les milieux public (gouvernements, institutions, universités et centres de recherche), privé (entreprises de tout type et toute taille, concurrentes ou non) et citoyen (usagers, consommateurs, clients, patients, organismes communautaires), ce qui facilite le financement et la mise en œuvre du produit, du service ou du projet.
    • une méthodologie de recherche qui place l’usager au même niveau que les autres parties prenantes (chercheurs, entrepreneurs, développeurs, élus, etc.), ce qui permet de développer des produits et des services en concordance avec ses besoins et ses attentes.
    • une méthodologie qui s’inscrit dans la durée et dans des environnements et des contextes de vie réelle, qu’ils soient physiques ou numériques, ce qui permet une appropriation plus efficace des innovations par l’usager.
    • une méthodologie de recherche qui est menée selon les cinq grandes phases spécifiques au processus d’innovation : la planification, la conception, le prototypage, le développement final et le déploiement ou la commercialisation de l’innovation.
    • une méthodologie de recherche dont chacune des cinq grandes phases repose sur quatre types d’activités : la cocréation, l’exploration, l’expérimentation et l’évaluation. 
  • Logiciel libre

    Terme anglophone: « Free software » , « Open source software »

    Termes associés: Logiciel ouvert , Logiciel au code source ouvert , Logiciel au code source libre

    Un logiciel libre (« free software » ou « open source software » en anglais) est un logiciel livré avec l’intégralité de son code source de manière à ce que ses utilisateurs puissent l’exécuter, l’étudier, le modifier, l’améliorer, le copier et le redistribuer en toute légalité. Ainsi, compte tenu de son ouverture et de son accessibilité, il peut, dans un contexte de développement coopératif et communautaire, évoluer de façon continue vers une version toujours plus perfectionnée.

    Caractéristiques
    Un logiciel libre se définit par opposition à la notion de logiciel « non-libre », « privateur » ou « propriétaire », qui ne peut être partagé ni adapté en fonction des besoins de l’utilisateur, car son créateur demeure maître de son code source et en conserve tous les droits.

    De la même façon que la majorité des logiciels, un logiciel libre est protégé par le droit d’auteur. L’auteur (ou créateur) exerce son droit en distribuant le logiciel accompagné d’une licence dite libre qui énumère les droits qu’il choisit d’octroyer aux utilisateurs (ou modificateurs). Par conséquent, le créateur d’un logiciel libre renonce à l’exclusivité que confère le droit d’auteur.

    La dénomination « libre » ou « free » ne fait pas référence au prix du logiciel, mais à sa liberté d’utilisation. Ainsi, un logiciel libre peut être gratuit ou payant.

    Le système d’exploitation libre Linux, le navigateur Web Mozilla Firefox, la suite bureautique OpenOffice ou encore PDFCreator sont des exemples connus de logiciels libres.

  • Ludification

    Terme anglophone: « Gamification »

    La ludification est l’application de stratégies propres aux jeux, notamment aux jeux vidéo, à diverses disciplines telles l’éducation, la publicité ou la commercialisation, pour inciter de façon ludique les utilisateurs à adopter un comportement souhaité.1 Elle peut avoir pour objectif d’augmenter la motivation et l’engagement, de stimuler l’innovation et l’apprentissage, de résoudre des problèmes ou de fidéliser une clientèle.

    Parmi les stratégies utilisées, on compte notamment les systèmes de pointage, d’échelons, de classements, de récompenses et de reconnaissances.2

    • 1. Office québécois de la langue française, Le grand dictionnaire terminologique, Fiche terminologique : « Intelligence collective », http://gdt.oqlf.gouv.qc.ca/ficheOqlf.aspx?Id_Fiche=26519806
    • 2. Linder, J., The Gamification Revolution, How Leaders Leverage Game Mechanics to Crush the Competition, McGraw Hill Education, 2013, pp. 18-22.
M
  • Marathon de programmation

    Terme anglophone: « Hackathon », Photo de Raphaël Desbonnet au Écohack MTL

    Un marathon de programmation (ou « hackathon » en anglais) est un événement qui réunit, pour une courte durée, des personnes aux compétences variées, passionnées d’informatique ou non, dans le but de développer des logiciels ou des applications sur un thème spécifique, et à partir de données mises à leur disposition.

    « Hack » + marathon
    Le terme « hackathon » provient de la combinaison des mots « hack » et marathon. Le terme « hack » signifie modifier un objet pour en tirer un nouvel usage. Dans ce cas, il fait référence à l’utilisation créative de données ouvertes, publiques ou privées, pour concevoir des logiciels et des applications ou en faire des prototypes, comme des applications mobiles, des jeux, des logiciels de simulation ou encore des systèmes de visualisation de données (cartes, modélisations, etc.). Quant au mot marathon, il se rapporte à l’épreuve d’endurance que ce type d’événement implique. Il peut durer 24 heures sans interruption ou encore s’étendre sur plusieurs jours.

    Fonctionnement
    Le marathon de programmation est un événement destiné à stimuler la créativité et la collaboration des participants. Il prend généralement la forme d’une compétition chronométrée où des équipes multidisciplinaires s’affrontent dans une ambiance festive. Les participants mettent en commun leurs connaissances et aptitudes pour relever le défi qui leur est présenté. Les équipes sont composées de personnes de tous horizons : programmeurs et développeurs informatiques, designers, gestionnaires, étudiants, professionnels, « créatifs », citoyens et « usagers ». La compétition se conclut par le vote d’un jury qui note les candidats selon la qualité, l’originalité, l’innovation et l’utilité de leur projet. Par ailleurs, pour être appelé marathon de programmation, un événement n’a pas nécessairement à être à caractère compétitif. Il peut très bien encourager l’ingéniosité et le dépassement des participants, notamment par la reconnaissance des pairs, sans couronner de vainqueur. 

    Le marathon de programmation s’apparente aux charrettes d’architecture, d’urbanisme ou encore de design, qu’on appelle aussi Design Jams.

    Objectifs et caractéristiques
    Un marathon de programmation peut être utilisé pour servir une cause donnée, ou encore pour favoriser le développement d’un produit innovant par une entreprise.

    Les organisateurs peuvent également fixer des contraintes particulières aux participants comme la création d’un certain type de logiciel ou d’application (un système d’exploitation ou un système de gestion de contenu) ou encore l’utilisation d’un langage de programmation, d’une interface de programmation ou d’un cadre d’applications déterminé. Il peut également ne s’adresser qu’à un groupe démographique spécifique, tels que les adolescents, les étudiants ou les femmes.

    Les thématiques abordées par un marathon de programmation peuvent être aussi diverses que : la durabilité urbaine, le transport, la santé, la gestion de catastrophes et la corruption.

    Issu de la culture du libre
    Le marathon de programmation prend sa source dans la culture du libre, une branche de l’informatique qui place au centre de sa démarche et de ses pratiques les notions de participation, de collaboration, d’esprit communautaire et d’ouverture (notamment des données, codes sources, des logiciels et des formats).

  • Médias sociaux

    Les médias sociaux consistent en des plateformes Web qui permettent aux utilisateurs de créer, de partager et de consulter du contenu, de participer à des échanges et de joindre des communautés.1

    Les technologies associées aux médias sociaux sont, entre autres, les blogues et les sites de partage de photos (Flickr, Picasa, etc.), de vidéos (Youtube, Dailymotion, Vimeo, etc.) et de signets (Tumblr, Scoop.it, Pinterest, StumbleUpon, etc.). Les médias sociaux englobent aussi les réseaux sociaux.2

    Les médias sociaux utilisent l’intelligence collective dans un esprit de collaboration en ligne.3

  • Modélisation tridimensionnelle (3D)

    La modélisation 3D consiste en un ensemble de techniques qui visent à créer, dans un logiciel adapté, à l’aide de points et de segments, un objet en perspective sur un ordinateur, une tablette numérique ou un téléphone intelligent.

    Caractéristiques
    La modélisation 3D est, entre autres, utilisée dans l’élaboration de jeux vidéo, de films d’animation, ou encore de plans ou de projets d’ingénierie, d’architecture ou d’urbanisme. Elle peut également être employée pour réaliser des environnements de réalité virtuelle.

N
  • Numérique

    Termes associés: Technologies numériques

    Le terme numérique correspond à l’ensemble des techniques qui permettent la production, le stockage et le traitement d'information sous forme binaire, c’est-à-dire uniquement composées des chiffres 0 et 1.1

    Il est utilisé par opposition au terme analogique qui signifie toute donnée dont la représentation se fait sous la forme d’une grandeur physique continue pouvant prendre une infinité de valeurs comme le son, la voix, les images, les couleurs, les phénomènes naturels, etc. Pour que les données analogiques puissent être traitées par les technologies numériques, comme les ordinateurs, il est nécessaire de les transformer en données numériques.2

    De manière générale, les expressions technologies numériques et technologies de l’information et de la communication sont employées de façon interchangeable.

P
  • Pro-am

    Le terme Pro-am est la combinaison des mots professionnel et amateur. Il désigne des amateurs qui, sans expertise ou sans diplômes, sans organisation hiérarchique ou reconnaissance institutionnelle, ont acquis des compétences de niveau professionnel dans un domaine particulier (informatique, médecine, politique, sciences, éducation, etc.).

    « Ce ne sont pas juste des gens qui pratiquent un hobby, ce sont des personnes engagées qui s’investissent dans la durée, développent des compétences et produisent des connaissances, des biens ou des services utiles à la société. »1

R
  • Réalité augmentée

    La réalité augmentée désigne des technologies qui rendent possible l’insertion en temps réel d’éléments virtuels à la réalité. Elle vise non seulement à enrichir la perception qu’a un utilisateur de son environnement réel par des augmentations visuelles, sonores ou tactiles, mais également à enrichir les interactions qu’il a avec celui-ci.

    Caractéristiques
    Contrairement à la réalité virtuelle, qui immerge complètement l’utilisateur dans un monde virtuel, la réalité augmentée complète le monde physique et n'a pas pour objectif de le remplacer. Lors d’une expérience de réalité augmentée, l’utilisateur peut se trouver dans l’environnement réel (réalité augmentée en vision directe sur site) ou bien le percevoir à distance (réalité augmentée en vision indirecte généralement hors site). L’environnement réel « augmenté » peut être à l’intérieur aussi bien qu’à l’extérieur.

    À ce jour, la majorité des expériences de réalité augmentée s’appliquent à superposer un objet virtuel 2D ou 3D à une image de la réalité. Les dispositifs d'affichage des éléments virtuels peuvent notamment prendre la forme de lunettes, de casques de visionnement, de téléphones intelligents ou de tablettes tactiles. Si, par exemple, l’utilisateur décide de bouger, de changer de point de vue, ou encore d’ajouter de nouveaux éléments à ce qu’il voit, l’image projetée se modifie en temps réel en fonction des nouveaux critères.

  • Réalité virtuelle

    La réalité virtuelle correspond à une simulation informatique d’un environnement virtuel en 3D (créé numériquement), imaginaire ou semblable à la réalité. Elle offre la possibilité à l’utilisateur de se déplacer et d’interagir en temps réel dans cet environnement virtuel par l’entremise de canaux sensoriels.1

     « La réalité virtuelle est une expérience d'immersion (…) dans laquelle les utilisateurs portent des visiocasques munis de capteurs de position et de mouvement, voient des images en relief (par stéréoscopie), entendent un son 3D, peuvent toucher et manipuler des objets virtuels et explorer un monde interactif en trois dimensions ».2

  • Réseaux sociaux

    Les réseaux sociaux sont un type de média social qui permet à des personnes ou à des organisations de créer une identité virtuelle (profil de membre) et qui favorise spécifiquement la connexion, le réseautage, la discussion et l’interaction entre ses membres.1

    Ils peuvent être de nature généraliste ou spécialisée (affaires, musique, photographie, de rencontre, etc.). Parmi les réseaux sociaux les plus connus, on compte FacebookTwitterLinkedIn et Google +.

S
  • Sujet tendance

    Terme anglophone: « Trending topic »

    Le sujet tendance est un sujet populaire, dont parle un grand nombre de gens, à un certain moment donné dans les 1 Ils peuvent être de nature généraliste ou spécialisée (affaires, musique, photographie, de rencontre, etc.). Parmi les réseaux sociaux les plus connus, on compte Facebook, Twitter, LinkedIn et Google +.">médias sociaux, et plus particulièrement dans le réseau social Twitter.2

  • Surinformation

    Termes associés: Infobésité, surcharge informationnelle , surcharge d’information

    La surinformation est l’état résultant d’une information jugée trop abondante par rapport aux besoins ou aux capacités cognitives et d’assimilation des utilisateurs (attention, analyse et mémoire). Elle est généralement associée à l’usage des technologies de l’information et de la communication et, plus particulièrement, du Web.1

  • Syndrôme FOMO

    Terme anglophone: « Fear of missing out »

    Le syndrôme FOMO « Fear of missing out » se caractérise par la peur de manquer quelque chose d’intéressant, de divertissant ou d’important : une information, un événement, une interaction sociale, un sujet d’actualité, etc. Il se manifeste, entre autres, dans les réseaux sociaux, là où la socialisation devient parfois obsessive.1

T
  • Technologies de l’information et de la communication

    Les technologies de l’information et des communications (TIC) aussi appelées nouvelles technologies de l’information et de la communication (NTIC) correspondent à l’ensemble des technologies issues de la rencontre de l’informatique, du multimédia et des télécommunications.1

    Elles ont favorisé l’émergence de moyens de communication plus efficaces, en améliorant le traitement, la mise en mémoire, la diffusion et l’échange d’information et ont permis d'augmenter la capacité de traitement des données, leur possibilité de stockage, leur accessibilité et la rapidité de leur transmission. Les TIC sont à l’origine du caractère multimédia de produits, tels les téléphones intelligents et les ordinateurs portables, et de services comme l’Internet, la messagerie instantanée et la télévision numérique. 2

V
  • Ville intelligente

    Terme anglophone: « Smart city »

    Termes associés: Ville numérique, Ville connectée, Ville sensible, Ville sensée

    Une ville intelligente regroupe un ensemble de solutions technologiques qui visent à optimiser le fonctionnement de l’ensemble de ses divisions et à améliorer les services fournis aux citoyens par le traitement et l’analyse de données (transport, énergie, eau, télécommunication, information, etc.).1

    De façon générale, une ville intelligente se définit par :

     

    • des infrastructures en réseau et des standards ouverts;
    • une intelligence communautaire qui améliore la planification et le développement autant urbain que régional, de même que les processus de gestion;
    • des initiatives de durabilité environnementale;
    • une gouvernance ouverte, participative et inclusive.2

     

    Les villes dites sensibles ou sensées insistent davantage sur le facteur humain, en plaçant les citoyens au cœur de la ville. Elles veillent à tirer parti des technologies pour optimiser et révolutionner les modes de vie.3

  • Viralité

    Le terme viralité est employé pour décrire la circulation et le partage à très grande vitesse de contenus (information, articles, photos, vidéos) à travers le Web et les médias sociaux, à la façon d’une contagion. 1

W
  • Web 2.0

    Le Web 2.0 est l’évolution des techniques, des fonctionnalités et des usages du Web vers plus de simplicité et d’interactivité. Il permet aux internautes de participer plus facilement et simplement à la création de contenus en ligne, de partager de l'information, de collaborer et de communiquer entre eux. 

    Les blogues, les agrégateurs RSS, les réseaux sociaux, les forums, les outils de création de sites Web (Wix, WordPress, etc.) et les sites de partage de signets sont quelques-uns des outils du Web 2.0. 1

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